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02/05/2009

Tout est son (poème)

Nous avons perdu le codex.

Ils ont rentré la machine afin de ne plus l’utiliser.

L’ordre n’a pas triomphé. Ils ont opté pour le repos. On viendrait bientôt les chercher.

Ils en ont marre de ramer. Ne plus ramer, disent-ils. Si ramer c’est vivre, alors soyons l’océan.

Quittons l’embarcation. Ils ont posé la machine.



Mais moi j’étais caché à l’intérieur.

J’ai dépensé mille tons de connaissance pour glisser mon chant entre les rouages.

Ma dose est celle d’un maigre voleur de protons. Rassasié jusqu’à l’aube.

J’ai depuis longtemps renoncé à gagner, sans pour autant avoir prêté sermon à Dieu.

L’absolu n’a pas besoin de Dieu, ni d’égaux. Le soleil qui se réverbère au sol n’est pas le soleil.

C’est l’inversion du monde.

Je n’existe pas pour ceux qui ont oublié que le soleil est une chanson.

Le ciel est le son.

Panphonie...

 

 

Luis de Miranda

 

 

 

16:10 Publié dans Arts, Musique, philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : luis de miranda, poésie, créalisme | |  Facebook | |  Imprimer

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