Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

15/10/2009

TRAVERSÉS PAR LES FLUX ENIVRANTS

la_foule.jpg

 

Portons-nous à la puissance du modulant créaliste.

Tandis que les individus trépignent, s’agitent, suent corps et âme à la recherche de leur moi, l’époque avance, collective mais sans valeurs capitales autres que ces forces génériques qui absorbent le sujet en mal de compléments. Ou presque.


Le créalisme n’est pas un individualisme. C’est une force commune. Ce n’est même pas seulement un collectif, car il n’est pas que matière. C’est un modulant, entre le générique et le général : il exprime un style, un axe, une direction, une force en devenir. Il s’agit de conquérir des terres en les civilisant, de prendre des territoires aux gestionnaires de la mort-vivance et de rendre ces territoires de nouveau parcourus par des courants en spirale, riches de correspondances, de musique et de magies ascendantes. 

Il est temps de cesser de parquet la poésie comme l’on épingle les papillons et de nous déplacer, aventuriers, dans l’espace-temps du même rêve multiple. Disposés à l'existence plutôt qu'exposés dans des galeries. Mélancoliques individus, lâchons notre quête du moi tout-terrain et surpuissant, méprisant ce qu’il y a de meilleur en nous et qui nous élève. Notre ressentiment compétitif ne sait plus admirer les maîtres et même plus les envier.


L’appauvrissement des conditions collectives de vie, l’asservissement des âmes à la forme individuelle avide, le créalisme le combat sans donner dans l'administration de l'événementiel, en lave volcanique courant sous nos rues froides et nos décors de cinéma. 

Que puis-je faire ? Cesser de lutter en tant qu’individu seulement. Mais toujours en même temps comme force générale de combat contre le rétrécissement et l’appauvrissement de notre forme de vie.

Que m’est-il permis d’espérer ? M’incarner dans un mouvement qui me purifie du cancer de l’envie, de la jalousie, des mesquineries compétitives, de la gestion de carrière, du malentendu amoureux, du destin aveuglé par les impératifs décapitants du temps-argent.

Que dois-je croire ? Qu’une armée se lève. Cessons de monter sur les épaules les uns des autres pour voir un spectacle navrant, cessons de crier à qui mieux mieux sa tue-tête. Le monde est notre création et notre destin. Il est temps que la capacité de gratitude arrose nos sols anthropophages et fertilise nos cerveaux sages comme des images. Il est temps de s'entendre.

Portons-nous par-delà les nationalismes, les tribalismes, les communhautainrismes, les clientélismes, les onanismes, les identifications pulsionnelles, les hygiénismes, les bordélismes, les grippismes, les bonusismes et faisons échec aux audimats sourds.

Sous les pavés, la lave d'une tectonique des actes. Le créalisme est une politique de l’avenir portée séculièrement par la valeur foi. Le créalisme est l’intérêt général porté à la puissance Joie.


______

08:04 Publié dans Musique, philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : créalisme, foi, acte | |  Facebook | |  Imprimer

Les commentaires sont fermés.