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20/05/2010

L'art d'être libres au temps des automates

Image 1.png"Nouvelle utopie ? Nouvelle esthétique ? Nouvelle éthique ? Difficile de classer la pensée que le romancier et philosophe Luis de Miranda affine au fil de son dernier essai. Les néologismes donnent le ton : l’auteur est à l’origine du mouvement « créaliste », contraction de créatif et de réaliste. Refusant toute technophobie mais aussi toute vénération de la technologie, il propose de repenser notre posture face à la nature et aux machines. Il est temps, selon lui, de renoncer à une vision dualiste opposant la nature à la technique. Les créations humaines doivent être considérées comme les composantes à part entière d’un « nouveau naturel », écrit-il. Quant aux machines numériques, il préfère les nommer « computeurs », réservant le mot « ordinateur » à l’être humain car, à ses yeux, nous sommes les principaux ordinateurs de notre planète : l’une de nos spécificités est précisément de nous efforcer de mettre les choses en ordre. Les lois de la physique, par exemple, relèveraient elles-mêmes de cette activité de mise en ordre. Il récuse cependant le concept de symbiose entre homme, technique et nature, qui reviendrait « à considérer l’homme comme un processus mécaniste aveugle sans liberté ni conscience ». Il en appelle à la création permanente de nouveaux mondes et plaide pour que chacun devienne artiste de sa propre existence. Puisant tour à tour dans les registres philosophiques, littéraires, artistiques, scientifiques…, ce livre s’ap­parente à un programme de recherche dont chaque proposition mériterait sérieusement d’être étayée et discutée."

Dominique Chouchan, in magazine Sciences Humaines

  

09:52 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : créalisme, sciences humaines | |  Facebook | |  Imprimer

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