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02/03/2011

Cogito du 21e siècle : Je ne suis pas l'argent, donc je suis.

 

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Descartes a fondé son cogito sur le doute méthodique à l'égard de la réalité. Je pense, donc je suis, peut se dire ainsi :

Je ne suis pas la réalité, donc je suis.

C'est là une idée maîtresse du créalisme.

 

Aujourd'hui, la logique du lucre continue de coloniser tous les espaces de l'existence. Ainsi, à notre époque, la réalité, c'est l'argent. Se soumettre à la réalité des choses, c'est se soumettre à l'argent. C'est pourquoi une autre manière de formuler et de ranimer le cogito, dans notre siècle, est :

Je ne suis pas l'argent, donc je suis.

 

Quelque chose dans l'identité de beaucoup d'humains reste irréductible à la loi de l'argent. Ce quelque chose est essentiel. Il s'exprime dans la résistance contre les abus du profit financier, et il lutte contre la tentation qu'a l'individu de renoncer, de se dire "après moi le déluge". La société civile du siècle qui commence semble partout raviver cette sentence de Solon, le père fondateur de la démocratie : « Je décrète comme criminel tout citoyen se désintéressant du débat Public. »

 

Luis de Miranda

 

08:40 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : démocratie, argent, responsabilité | |  Facebook | |  Imprimer

Commentaires

J’apparus courbé, une main au sol, comme un fauve prêt à bondir. J’étais vêtu de noir, enveloppé dans une matière élastique que je ne connaissais pas. Ce n’était pas désagréable. Certains prétendaient que sans cesse les lois du monde modifiaient leurs équations. Tantôt nous nous déplacions dans l’espace de nos hallucinations, tantôt nous étions les poupées d’une machinerie hérissée d’objets réels. Je venais de me réveiller à la lisière de la grande ville qu’on appelait Consortium. D’instinct, je décidai que ma première arme mentale serait la prudence – je devais me méfier de tout, ce qui serait sans doute impossible. Plutôt que de la fuir, je crus qu’il était préférable d’entrer dans Consortium ; était-ce ma première erreur ?

Je m’étais redressé et marchais, silhouette noire, grande, mince, féline – un corps auquel je n’étais pas habitué. Une pente de tarmac menait à un pont de pierre. De l’autre côté du fleuve, c’était la ville, composée de rectangles gris et ocre, de verre et de tuyaux, une géométrie bouleversée ici et là par les végétaux. Sur les trottoirs qui bordaient la rampe obscure circulaient des humains qui ne semblaient pas me voir. Des véhicules de métal montaient et descendaient la pente, et, pour comprendre ces flux, mon esprit n’avait pour l’instant à sa disposition que la métaphore du réseau sanguin. Après tout, certains prétendaient que Consortium était le cœur du monde.

Écrit par : LdM | 12/03/2011

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