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12/05/2011

DANSER PAR SOI-MÊME

 

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Nos corps ne dansent pas assez en toute liberté, fluides et déstructurés, loin des lieux obscurs où c'est permis, loin de la musique bam-bam qui fait passer la pilule, loin des chorégraphies qui automatisent et rendent gaga...

Or la danse est le contraire de l'ennui qui voudrait nous écraser, de la fonction pseudo-digne qui nous pré-occupe, c'est la traversée de ce regard d'autrui qui nous rigidifie et nous refoule, c'est oser plutôt que toujours doser...

Danser par soi-même, dans la rue, sans filet, entouré de corps complices mais autonomes, chacun parcouru par son style, traversé par le flux du Créel, existé par une intensité - franchir un cap, s'arracher à l'automate, s'ouvrir un instant à la Vie et ouvrir les regards étonnés à la possibilité, peu après, de penser par soi-même...
 

"L’apparence est pour moi la vie et l’action elle-même qui, dans son ironie de soi-même, va jusqu’à me faire sentir qu’il y a là apparence et feu-follet et danse des elfes et rien autre chose — que, parmi ces rêveurs, moi aussi, moi « qui cherche la connaissance », je danse le pas de tout le monde, que le connaisseur est un moyen pour prolonger la danse terrestre, et qu’en raison de cela il fait partie des maîtres de cérémonie de la vie, et que la sublime conséquence et le lien de toutes les connaissances est et sera peut-être le moyen suprême pour maintenir la généralité de la rêverie, l’entente de tous ces rêveurs entre eux et, par cela même, la durée du rêve."

Nietzsche, le Gai Savoir, §54

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