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24/11/2011

Pop-up et pixels

Lu sur le site de LA GAITÉ LYRIQUE

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"En rebond avec l’actualité de la programmation et les envies du moment, la sélection HomeMade est une read-list toute droite sortie des étagères de notre lumineux Centre de Ressources. L’exposition “Pop-Up et Pixels” consacrée à Philippe UG jusqu’au 27 nov. a fortement inspiré nos choix."


Dans cet essai, Luis de Miranda, se demande comment les technologies numériques, rendant le monde de plus en plus digitalisé et non pas numérique, apportent des nouveaux points de vue sur notre environnement physique et mental, bouleversant nos certitudes et renforçant parfois nos croyances irrationnelles. De nos interactions avec la machine, c’est un monde-œuvre dans lequel nous avons tous notre touche de couleur à apporter qui se révèle, un écosystème de consciences qui se laisse apercevoir, un univers dans lequel la matière est un mouvement et la pensée une immobilité momentanée. 

La suite ici

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15/11/2011

Sommes-nous les microbes de Mozart ?

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« O merveille !

En voici une profusion de bonnes créatures !

Que l’humanité est belle ! O fier monde nouveau,

que peuplent pareils êtres ! »

Shakespeare, La Tempête (1612).



 

Il était une fois une belle histoire, reprise en chœur par les médias internationaux. Elle raconte que quelque part dans la région du Brandebourg, au sud-est de Berlin, des bactéries digèrent des eaux usées au son de La Flûte enchantée de Mozart.

La station d’épuration de Treuenbrietzen a semble-t-il installé des haut-parleurs autour de ses bassins avec le concours du fabricant Mundus, diffusant notamment l’air de la reine de la nuit. Elle aurait ainsi réduit, sans autre modification, sa production de boue de 14% en un an. Roland Meinusch, le directeur, explique[1] : «Nous nous sommes retrouvés avec 6000 mètres cubes de boues au lieu des 7000 mètres cubes que nous produisons habituellement chaque année. Cela nous a fait économiser beaucoup d’argent. Bien sûr, en tant qu’ingénieur, je ne peux pas dire si ce résultat est vraiment dû à la musique – je n’ai pas de preuves scientifiques…»

D’après le journal Spiegel, Anton Stucki, le cocréateur des haut-parleurs Mundus, ajoute que les microbes sont stimulés avec de l’oxygène en même temps que les ondes soniques du compositeur australien. Mais il insiste : «La musique de Mozart possède une qualité singulière de corrélation entre harmonie et rythme». Et si on leur avait proposé du rock alternatif, les microbes auraient-ils mieux digéré la biomasse ?

Cette histoire, vraie ou exagérée, est un exemple de «créalisme». Si ce n’est qu’un astucieux coup de pub, l’oxygène étant, plutôt que la musique, le facteur clé de stimulation des microorganismes, cela reste un cas d’école de la communication de marque s’appuyant sur le renforcement d’une valeur, la «vertu de la haute musique». C’est ainsi que la plupart des médias ont repris l’information sans la critiquer. D’autres enthousiasmes analogues ont ces dernières années poussé certains parents à faire écouter du Mozart à leurs nouveaux-nés, pour stimuler le développement de leurs cerveaux. Ledit «grand public» a découvert «l’effet Mozart» en 1993, suite à une étude menée par le docteur Frances Rauscher à l’université de Californie. L’observation relate que 36 étudiants en psychologie auraient obtenu des résultats plus élevés lors de leur test de Q.I. après l’écoute, pendant dix minutes, de la Sonate pour 2 pianos en ré majeur, K. 448. Les résultats, interprétés par les médias, se sont transformés en réalité péremptoire : «L’écoute de la musique de Mozart augmente l’intelligence.» Pourtant, en 1999, des chercheurs de l’Appalachian State University ont reproduit l’étude de l’équipe du docteur Rauscher, sans succès. Dans une interview accordée au Times, celui-ci a d’ailleurs pondéré : «Je crois essentiel de permettre aux enfants de participer à des expériences culturelles enrichissantes. En revanche, j’estime que l’argent serait mieux utilisé s’il état injecté dans des programmes d’éducation musicale. »

Cela n’a pas empêché «l’effet Mozart» de devenir au fil des ans un argument marketing, accolé à des disques «pour bébé» proposant parfois des arrangements simplificateurs. Qui n’a pas envie d’y croire plutôt que d’en douter, et qui, à partir de cette aspiration, n’avalise pas la croyance que Mozart a des vertus extramusicales ? À force d’y croire, de telles croyances finissent par devenir inhérentes à notre vision et à notre expérience du monde. Notre réalité n’est-elle pas davantage modelée par nos actes de foi, nos désirs, notre soif de poésie plutôt que par une Vérité crue qui sans cesse se dérobe ? Bienvenue dans l’époque des «créations de réalité».

L’auteur de cet article n’est pas un cynique : il souhaite que le «créalisme» contribue à faire naître dans la conscience des plus isolés d’entre nous, à l’instar de la fille de Prospero dans la Tempête de Shakespeare, la révélation que les humains sont en puissance – malgré les mensonges, les désenchantements, les misanthropies, les méfiances, les cruelles expériences – l’un des lieux privilégiés du « merveilleux ». Ces lignes se déploient afin que nous soyons « fiers » du « monde nouveau » que nous avons à édifier. Le destin dont nous sommes les auteurs est « créel » plutôt que cruel. Faisons qu’il soit aussi honnête.

Puisse le créalisme fleurir comme un système de libération des conservatismes réalistes, le plus proche possible d'une immense symphonie vivante. Notre oeuvre commune est cet horizon idéal que chacun porte en soi : rien moins que le réenchantement du monde. Après tout, nous avons un avantage sur les microbes : nous pouvons lire le livret de La Flûte Enchantée. C'est un hymne à la connaissance, contre les superstitions.

 
Luis de Miranda
 
 
Positif :
- Recours à l'invisible pour agir sur le visible.
- Procédé écologique non chimique.
- "J'ai pris la boue et j'en ai fait de l'or" : le réel est enchantable dans ses recoins les plus "vils".
 
Négatif :
- L'usage de l'oxygène est peu mis en avant dans le discours.
- Qu'en pensent les employés de la station d'épuration, entendent-ils Mozart ?
- L'effet Mozart est-il un argument publicitaire ? Perpétue l'idée peut-être castratrice d'une musique d'ordre divin.
 
 

[1] Cité en septembre 2011 par la journaliste Hannah Cleaver, dans le journal The Local Online. Repris notamment par le Courrier International.

 

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21/10/2011

The crealist mode of power versus the capitalist mode of power / Le mode de pouvoir créaliste contre le mode de pouvoir capitaliste

Par Luis de Miranda
Basis for a conference given at York university, Toronto, Canada.
Base pour une conférence donnée le 21 octobre 2011, université de York, à Toronto, Canada.


1 - We talk about differents modes of power applied on realia, reality (cf. Nitzan & Bicher's book, Capital as Power). Therefore we believe reality can be modified. Every order is a "creorder" : we are crealists. This is a term that designates our actual Zeitgeist.

Nous parlons de différents modes de pouvoir appliqués aux realia, à la réalité (cf. Nitzan & Bicher's book, Capital as Power). Ce qui signifie que nous croyons que la réalité peut être modifiée. Tout ordre est un "créordre" : nous sommes créalistes. Ce terme désigne l'esprit actuel de notre temps.

2 - This conscience has not always been ours. We could say it starts with Pico della Mirandola and his famous text about human dignity (1487), that basically says that God made us half infinished in order for us to complete the other half by ourselves. With Renaissance, creation capacity therefore enters public domain by 50%. In 1883, Nietzsche's word that "God is dead" allows creation capacity to fully enter public domain.

Cette conscience ne fut pas toujours la nôtre. Nous pourrions dire qu'elle naît avec Pic de la Mirandole et son fameux texte sur la dignité humaine (1487), selon lequel Dieu nous a laissés à moitié finis afin que nous finissions l'autre moitié par nous-mêmes. Avec la Renaissance, la capacité de création entre donc pour 50% dans le domaine public. En 1883, le mot de Nietzsche selon lequel "Dieu est mort" autorise la capacité de création à entrer entièrement dans le domaine public.

3 - If we are crealists, if we believe that reality can be created as a creorder, then it means that either creation, either reality is for us an absolute. It is quite clear that in the capitalist mode of power, reality is an absolute and creation is a relative - as the power to produce commodities that are the ultimate realities. The capitalist world is not only materialist, but a world of objects (realia). Therefore, the natural philosophy of capitalism, as Ayn Rand saw it, is objectivism : reality is an absolute, it is the world of objects for subjects, of commodities for consumers.

Si nous sommes créalistes, si nous croyons que la réalité peut être créée sous forme de créordres, alors cela signifie soit que la création est pour nous un absolu, soit que la réalité est un absolu. Il est assez clair que dans le mode de pouvoir capitaliste, la réalité est un absolu et la création est relative - en tant que pouvoir de produire des marchandises qui sont les réalités ultimes. Le monde capitaliste n'est pas seulement matérialiste, c'est aussi un monde d'objets (realia). C'est ainsi que la philosophie naturelle du capitalisme, comme l'a vu Ayn Rand, est l'objectivisme : la réalité est un absolu, c'est le monde des objects pour des sujets, des marchandises pour des consommateurs.

4 - If we are to imagine another mode of power, and I believe there might be only two, we ought to consider creation as a creabsolute. Creation is the only absolute that is not dogmatic because it absolutizes the possibility of change and difference.

Si nous devons imaginer un autre mode de pouvoir, et il n'y en a peut-être que deux, nous devons considérer la création comme un créabsolu. La création est le seul absolu qui ne soit pas dogmatique car il absolutise la possibilité du changement et de la différence.

5 - I call this undogmatic absolute the "Creal". The advantage that we, crealists, might have on most religions, is that we are not Nihilists : we don't believe in creation ex nihilo, that is implied by the idea of God. It is clear by the very definition of crealism, that for a crealist, or a creorderer, creation is both ex realia and ex crealia : we transform reality and we are transformed by our belief in the possibility of change and difference, the Creal.

J'appelle cet absolu adogmatique le "Créel". L'avantage que nous, créalistes, avons peut-être sur la plupart des religions, c'est que nous ne sommes pas nihilistes : nous ne croyons pas en la création ex nihilo, qui est impliquée par l'idée de Dieu. Il est clair de par la définition même du créalisme que pour un créaliste, ou un créordinateur humain, la création est à la fois ex realia et ex crealia : nous transformons la réalité par notre croyance en la possibilité du changement et de la différence, le Créel.

6 - In terms of power, I believe crealists might be richer than capitalists for two reasons :
a - we know reality is a creality : it is not made of realia but of crealia. Therefore we can hardly fetichize commodities and objects. Our reality transformation is therefore more fluid, less servile.
b - we do have an absolute that is less frustrating than the capitalist absolute. Our creabsolute is the Possibility of New as Creal, while capitalist absolute is the pure enjoyment of the world objects (jouissance). Pure jouissance can never be reached through objects, as Lacan showed (cf. My book : Peut-on jouir du capitalisme ?) There is always some-thing more enjoyable in the horizon of the Absolute Commodity.

En termes de pouvoir, je crois que les créalistes sont sans doute plus riches que les capitalistes pour deux raisons :
a - nous savons que la réalité est une créalité : elle n'est pas faite de realia mais de crealia. Ainsi, nous pouvons difficilement fétichiser les marchandises ou les objets. Notre transformation de la réalité est de ce fait plus fluide, moins servile.
b - nous avons un absolu qui est moins frustrant que l'absolu capitaliste. Notre créabsolu est la Possibilité du Nouveau en tant que Créel, tandis que l'absolu capitaliste est la pure jouissance des objets du monde. Celle-ci, comme l'a montré Lacan (cf. notre livre : Peut-on jouir de capitalisme ?) ne peut jamais être atteinte. Il y a toujours quelque chose de plus jouissif à l'horizon de la Marchandise Absolue.

7 - One would ask : how is it possible that the crealist mode of power doesn't generate a chaos, a perpetually and too liquid changing creality ? How are we to create orders, a significantly consistant world ? The answer is : our creabsolute allows us to do so. Because if you believe in the Creal, the ever possible physical flow of New, change and difference, this means you also believe in unity. Unity is the shadow of change and difference. Change presupposes difference and difference presupposes identity. The idea of One is presupposed by the idea of becoming another.

On demandera : comment est-il possible que le mode de pouvoir créaliste ne génère pas un chaos, une créalité trop liquide et changeante ? Comment pouvons-nous créer des ordres, un monde significativement consistant ? La réponse est : notre créabsolu nous le permet. Car si vous croyez dans le Créel, le flux physique toujours possible du nouveau, du changement et de la différence, cela veut dire que vous croyez en l'unité. L'unité est l'ombre du changement et de la différence. Le changement présuppose la différence et la différence présuppose l'identité. L'idée d'Un est présupposée par l'idée de devenir autre.

8 - Crealism can create living orders because it encompasses the idea of integrity, of the becoming one of the bodies. And physical and spiritual integrity is exactly what we need to build more reliable worlds, since the world becomes what you repeat regularly and with consistancy, never forgetting that unity is asymptotical, never total.

The major crealist interrogation is not : "What was there before the creation ?", but, as Spinoza felt it, "What can a body ?"

Le créalisme peut créer des ordres vivants car il englobe l'idée d'intégrité, du devenir un des corps. Et l'intégrité physique et spirituelle est exactement ce dont nous avons besoin pour édifier des mondes plus fiables, puisque le monde devient ce que nous répétons avec régularité et constance, et n'oubliant jamais que l'unité est asymptotique, jamais totale.

La question créaliste par excellence, ce n'est pas "Qu'y avait-il avant la création ?", mais, comme l'a senti Spinoza : "Que peut un corps ?"



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15/10/2011

Appendice au manifeste du créalisme

 Lire ici le manifeste originel du créalisme

 

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1. Le créalisme est une cosmopolitique de l'intégrité, qui scelle le retour dans les affaires humaines de la fidélité à soi dans la mondification du multiple. C'est la conviction qu'un humain à qui on ne permettrait pas d'inventer une partie de sa réalité est un mort vivant. De la réalité, tant qu'elle existe, nous avons à être les auteurs et non les otages. Commençons aussi à penser à des mondes symphoniques qui ne soient pas des agencements de choses (res) : un monde créel.

2. Le Créel se définit comme un chaosmos de novations tendant vers une infinité de mondes cohérents. D'un point de vue microcosmique, "le monde est ma création". D'un point de vue éthique, "le monde doit être ma création". D'un point de vue cosmologique, le monde est la composition jamais pleinement épuisée du Créel. Le créalisme n'est pas un anthropocentrisme : il est ouvert sur l'altérité vibratoire qui le fonde.

3. Le créalisme est une discipline créanalytique, sensible et sensée, une possibilité de vie philosophique fondée sur un principe de participation sociale, politique, esthétique et éthique des individus et communautés au réel conçu comme actualisation du Créel. Le Créel s'oppose aussi bien aux conceptions objectivistes et déterministes du monde (qui tendent à ne percevoir que le réel) qu'à tout essentialisme idéaliste (qui tend à oublier le réel). Le Créel est un quasi-absolu auquel on peut accorder foi ou que l'on peut maintenir sous le régime du pari volontairement incertain, qui ne serait efficace que par un accord humain, et qui vise à éviter les dogmatismes tout en sortant de l'impasse relativiste, subjectiviste et objectiviste, d'un monde d'étants agencés techniquement et sommés d'être hiérarchiques. 

4. C’est de l’intérieur de la motion de création que nous en dégageons les présupposés, les origines et les écueils possibles, en élaborant, au fil même de notre raisonnement et de nos interactions quotidiennes, l’ébauche d’une méthode « créelle », qui ne soit pas qu’analytique, qui ne décompose pas systématiquement le monde en éléments objectifs, mais qui soit aussi le fait d'un existant le plus libre possible. Créanalyse plutôt qu’analyse, pour nous démarquer du cartésianisme, c’est-à-dire de la position centrale d’une subjectivité mathématisante qui n’aurait d’autres certitudes que son doute, sa volonté de savoir sur le modèle de l’arithmétique et l’affirmation d’un ego cogitans, un je (expéri)mental qui soit une « chose qui pense »[1]. Créanalyse et non « déconstruction », car nous ne voulons pas présupposer que notre société soit construite sur le seul mode des machines ou du bâtiment, matériellement. Nous ne cherchons pas tant à nous représenter le monde, c’est-à-dire à le dupliquer au sein d’un système cohérent, hyperlogique mais empaillé, qu’à lui offrir la joie, le don, le jeu et le désir actif que nous sentons couler dans nos veines.


5. La théorie physique la plus proche du créalisme est ladite théorie des supercordes. Cette question est creusée dans le texte qui suit, une cosmogonie syntonisée par Luis de Miranda : Aux frontières du Créel.pdf

 


En épilogue au Festival Crealia 2011, au Portugal. 


[1] « Mais qu’est-ce donc que je suis ? Une chose qui pense. Qu’est-ce qu’une chose qui pense ? C’est une chose qui doute, qui conçoit, qui affirme, qui nie, qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi et qui sent. » (Méditations métaphysiques, 1641).

 

  Pour aller plus loin : L'art d'être libres au temps des automates9782353410835.gif

Une vie nouvelle est-elle possible ?

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Ainsi que les autres ouvrages de Luis de Miranda

 

 

 

20:45 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : créalisme | |  Facebook | |  Imprimer

06/10/2011

Créalistes à Washington

 

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GET RID OF THE GREED


By Margaret Flowers - Posted on 12 July 2011

Below is an endorsement of the October action from the Crealist Movement in France.

In a recent article, Luis writes about Crealism and explains "Together with some Parisian Crealists, I am currently working on what we call a CreAtlas, an atlas of all the alternative orders that we consider Crealist. Up to now, we have a list of 200, [examples include] cities where they are experimenting with a new way of exchanging goods without money or schools where curriculums are designed in collaboration with the students.” These activities are Crealist, Miranda explains, because they “bypass consumption, authority, and favour co-creation.” Miranda further underlines that “Crealism is not about individual, mystical experiences or self-development. I emphasize co-creation and collective experiences.”

Here is his statement of endorsement:
"As capitalism reaches what will be later recalled as its demented period, citizens of the world are no longer willing to "play the game". In a system fascinated by money and capital gains, the game is over because there are no winners. Everywhere the financial markets and multinational companies have spread an antiworld devoid of human joie-de-vivre, creativity and thinking. We humans have become the collateral damage of capitalism. It is now time for our generation to get rid of the greed. In France, the crealist movement has been preparing and seeing a revolutionary change yet to bloom. We support the October 2011 initiative : America has been the leader of dementia : it can now awake, thanks to your efforts, to a new and freer dimension."

 

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05/10/2011

Crealist conference in Toronto, Canada

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Friday, 21 october - 17h

Cosmos as Creal, Society as Orthopoïesis 

Luis de Miranda, novelist and philosopher (crealiste@gmail.com) 

 

Crealist philosophy renames the cosmic flow as the Creal, an ever creative and mostly invisible immanent process, 

metamorphosis of all the possibles, from which humans actualize, on a recurrent basis, a minimal part in order to 

shape an habitable territory, the realities. Our coded realities are created, and being human is being a technological 

animal. 

 

The crealities that allow us to survive are systems of shapes. Those shapes are formed by our labelization, a naming 

that creates a framing. Since the first satellite Sputnik was launched on space in 1957 the hypothesis of Gaïa is no 

longer a speculation: the earth has become an individual, and therefore we can consider it as our ever-transforming 

work of art. 

 

Numerism and crealism have always been the dialectical crescendo of humanity: we name, calculate, organize, and 

even our nature is now the result of a technology of transformation. But in order not to become coded robots, 

technological zombies, automatons, we need to keep a fidelity to the vital forces of the Creal, which nourish our 

poďetical capacities. If History is an orthopoïesis, we have to explain how certain places of the Creal tend to become 

technical, or, in other words: why are there forms or a spiritual perception of forms? Why does life need realities? 

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02/10/2011

FluXX - Incantation pour sortir du XXe siècle

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23/09/2011

Les financiers en devenir ont-ils le sens des créalités ?

Capture d’écran 2011-09-23 à 10.24.32.png

10:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

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