12.11.2009

THE INFINITE MANIFESTO -LE MANIFESTE INFINI


Hello creative people of the world.
You can be part of a little big experience for a more crealist world.
We are writing an infinite manifesto in several languages and several versions !
It's like the tree of life, but with words.
Like an eternal poem in progress.

What should you write ?
Whatever you want - but it has to be a maximum of 10 words (if it's eleven nobody will come and get you).
How does it work ?
Each of you should write a line under the last line every time this mail gets to you.
Then send it to another person who will add a line to that last line, etc.
You can also send your mail to different persons, so that different versions of the infinite manifesto can spread.
But remember : send this introduction in english, french or any other language, write your manifesto line IN CAPITAL LETTERS under the precedent manifesto line (in any language) and when you send your mail always give it the same title :
THE INFINITE MANIFESTO - LE MANIFESTE INFINI (and you can add the title in your own language)

Salut aux humains créatifs de ce monde.
Vous pouvez participer à une petite grande expérience pour un monde plus créaliste.
Nous allons constituer un manifeste infini dans plusieurs langues et plusieurs versions.
C'est comme l'arbre de la vie, mais avec des mots.
Comme un poème éternel en devenir.

Vous pouvez écrire ce que vous voulez avec dix mots maximum (si c'est onze personne ne vous en voudra). Chacun doit ajouter une ligne sous la dernière ligne chaque fois qu'il reçoit ce mail. Ensuite envoyez ce mail à une autre personne qui ajoutera une phrase en dessous, etc.
Vous pouvez aussi pour corser le jeu envoyer le mail à plusieurs personnes, ainsi plusieurs versions du manifeste infini se déploieront en arborescence.
Mais souvenez vous - mettez cette introduction au début (dans la langue de votre choix) Écrivez votre ligne du manifeste EN MAJUSCULES sous la ligne du manifeste précédente (dans n'importe quelle langue) et surtout lorsque vous envoyez votre mail toujours mettre le même en-tête THE INFINITE MANIFESTO - LE MANIFESTE INFINI

Ok here's the first line
Ok voici la première ligne
Cheers
Salut
Luis de Miranda

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AU BEGINNING ÉTAIT O VERBO


11:34 Ecrit par Luis de Miranda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

06.11.2009

CRÉER OU MOURIR

pyramide1.jpg

 

La scène politique française offre ces temps-ci un spectacle tantôt ahurissant, tantôt désolant. Au mieux, on est surpris par le manque d’élévation et de cohérence programmatique des propos. Si l’on est optimiste, on se dit : « Tiens, quelque chose de nouveau se prépare. Tout cela ne peut qu’imploser. »

 

Je ne voudrais pas ajouter au flux des discours et des opinions. La critique du spectacle fait partie du spectacle. Ce qui m’intéresse, c’est de tenter de sentir si derrière l’apparent chaos, par-delà la manifeste monstruosité du corps politique français contemporain, le germe d’une période nouvelle se dessine.

 

Voici une première piste : la gestion immédiatiste des gouvernements actuels, qui a atteint son climax sous la figure de Sarkozy, est tombée si bas dans le confusionnisme qu’elle prépare, a contrario, un immense désir d’ordre chez les français, donc l’avènement d’un nouveau fascisme.

 

Deuxième piste : ce nouveau fascisme est déjà en place, mais c’est un néo-fascisme qui a appris de ses avatars précédents. Sa forme n’est plus celle de la répétition d’un ordre impérial, d’une hyperdiscipline mais au contraire l’apparence du désordre. Ce serait là une ruse extrême de la raison capitaliste : faire passer l’embrigadement des masses derrière une apparence de sympathique improvisation.

 

Autre hypothèse, connexe de la deuxième : le désordre est la forme actuelle de l’ordre. L’humain serait en train de vivre un processus de rebiologisation, de retour à l’état animal, c’est-à-dire de régression vers l’état où il est incapable de créer ses propres ordres. C’est à quoi l’on assisterait de manière épiphénoménale sur les scènes politiques du monde : la gesticulation d’une humanité qui ne sait plus créer, c’est-à-dire qui ne sait plus se donner de nouvelles lois, de nouvelles règles, de nouveaux espaces d’existence et de durable spiritualité. Pendant ce temps, un ordre s'étend toujours, qui n'a pas besoin de nous pour proliférer : l'ordre numérique, la logique des chiffres, des mesures d'ingénierie, du profit.

 

Je ne crois évidemment pas à la fatalité de cette période. Je crois que si notre impératif créatif sait se doter d'un programme, s'il sait devenir autre chose qu'une pratique instantanéiste de l'extase, nous pourrons allier liberté et ordre, aventure et édification, jouissance et civilisation.

 

 

 

11:47 Ecrit par Luis de Miranda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note