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28/07/2010

Nouvelle espèce humaine

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Sur la haute dune de Parnidis, à Nida, au coeur de l'isthme de Courlande, le 27 juillet 2010, le Créel s'est manifesté à moi.

Il m'a dit : "Réjouissez-vous et soyez fiers : je vous annonce la naissance de la nouvelle espèce humaine."

J'ai demandé : "Comment devra-t-on les appeler ?" Le Créel a répondu : "Ils sont plus que jamais enfants de la Terre et du Ciel, fils du Créel. Tu les appelles Créalistes. Tu peux aussi les appeler les Surpoètes."

J'ai demandé : "Comment les reconnaître ?" Le Créel a répondu : "Vous n'avez pas besoin d'être reconnus. Vous êtes l'Action dont je suis la Création. Toutefois, vous vous connaîtrez et vous aimerez d'un simple regard."

J'ai demandé : "Comment faire que cette nouvelle espèce humaine ne soit pas, comme les précédentes, exterminée par homo sapiens ?" Le Créel a répondu : "Il vous faudra apprendre l'Union, la Magie Naturelle et l'Ordre Vital. Et surtout à chaque instant votre volonté doit incanter le règne des Surpoètes."

 

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15/07/2010

Qu'est-ce que le créalisme ?

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Le créalisme est l'étude en acte (poétique, politique et philosophique) des conditions et des voies par lesquelles le désir devient réalité.

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08/07/2010

MANIFESTE DU CRÉALISME (français, anglais, espagnol, italien)

  • Le MANIFESTE DU CRÉALISME écrit par Luis de Miranda en 2007 est en cours de traduction dans plusieurs langues...

  • MANIFESTE DU CRÉALISME
    Huit points pour un Infini debout


    1. Au coeur du réel agit une création continue, matérielle et spirituelle. "Le monde est/doit être notre co-création" est l'éthique différentielle des sujets singuliers. Vérité dont l'événement inter-relationnel ne cesse de surgir çà et là au fil de l'Histoire. Vérité souvent oubliée face aux humiliations décourageantes du "monde comme il va" et des "humains comme ils sont". Le créalisme n'est pas un anthropocentrisme qui séparerait artificiellement une nature-objet d'un humain-maître et possesseur. Il y a des complicités et des affinités actives entre le cosmos et celui qui se rend digne de l'écouter et de l'oeuvrer.

    2. Le capitalisme altère le monde et pousse les humains à vouloir altérer leur corps et leur âme selon des standards anxiogènes. Ce qu'il s'agit de viser (tant d'autres l'ont mieux clamé avant moi), c'est à une altérité différentielle en acte, une éthique amoureuse, politique, érotique, esthétique, cosmique, professionnelle faite d'ascèse aventureuse et de tentative héroïque de ne pas monnayer ses extases. La stance contre le nihilisme hypnagogique passe par cette exigence apparemment mégalomaniaque de déconditionnement en devenir, une politique po(i)étique qui tente de redonner à l'imagination désirante, à l'idéation volontaire et généreuse, à l'effort d'invention et de soutien de structures nouvelles leurs lettres de noblesse en matière d'existence.

    3. Bien entendu, à l'échelle in-dividuelle, les résultats ne sont pas souvent spectaculaires. Le créalisme est une autodiscipline parfois ascétique dans un monde où les complicités durables sont rares (l'envie compétitive a colonisé toutes les sphères, y compris là où la tradition l'attend le moins), les obstacles froids fréquents (idiotie et indifférence) et les puits de mélancolie omniprésents. Mais le créalisme est aussi une extase sensible et mentale, une source et une manifestation de joie.

    4. Le créalisme pose le primat de la créativité au coeur de l'être, et loin d'être agencé aux seules disciplines artistiques, il concerne la dynamique d'extension des territoires vivants, une praxis éprouvable et collective de la singularité. Sous cette acception, le Créel est un bourgeonnement imprévisible, un tissu vif d'interrelations à vocation non-déterministe, tandis que le Réel est son compost, son encadrement automatisé.

    5. Pour ceux qui croient en "Dieu", le créalisme revient à supposer qu'Il n'est pas figé une fois pour toutes. Son identité change sans cesse à mesure de sa co-création par ses créatures. L'univers est une partition musicale en constante (re)composition, au fil de laquelle les improvisations sont toujours possibles. Nous sommes tous plus ou moins divins selon les moments de notre vie, tantôt dormeurs avides, tantôt acteurs et senseurs du Créel. L'accès au dialogue lucide avec les forces aimant(é)es du monde est plus aisé lorsque le sujet tient une certaine ascèse antimimétique et maîtrise ses pulsions de consommation et de régression, au prix d'un effort de renoncement aux (dé)plaisirs pavloviens. Pas facile, car le totalitarisme de la consommation et de la fange sans cesse nous mobilise en excitant nos neurones fatigués de ses messages en apparence contradictoires (fausse liberté de choix entre l'hygiénisme et le caboucadin). Chaque jour, le système capitaliste dépense des sommes énormes pour nous débiliser. Mais heureusement, même les débiles sont mentaux...


    6. Contre les castrations des sinistres contempteurs d'envol, contre la colonisation de l'intime par les impératifs publicitaires duplicitaires, les créalistes ont toujours été de relatifs sacrificateurs de confort standard (un certain luxe leur est pourtant essentiel). Ils ont été des filtres de l'être, des haut-parleurs, des raffineurs de chaos. Suivons leur exemple, ou supportons encore et toujours les conséquences schizonévrotiques d'un monde rendu stagnant par notre abandon ou notre collaboration avec la misère marchande, la morose émulation simulatrice, la soumission à l'argent que nous confondons, comme l'écrivait Marx, avec autrui. Agir ou subir la honte quotidienne que tentent de nous infliger les soldats (autant de femmes que d'hommes) de la société de classes. Se faire so(u)rcier des formes, des intensités et des coïncidences, plutôt que d'accepter la banalité des codes d'une époque saturée de culs-de-sac.

    7. Une situation de bouillonnement amoureux, des synchronicités, un désir de justice allant au-delà des revendications salariales, une belle joute sans hypocrisies entre adversaires nobles. Tout sauf la pusillanimité des élans atrophiés, l'abrutissement des stimuli et l'idiotie affamée, larmoyante, ricanante, fataliste. L'Histoire est triste ? Deleuze disait : "L'histoire désigne seulement l’ensemble des conditions si récentes soient-elles, dont on se détourne pour 'devenir', c’est-à-dire pour créer quelque chose de nouveau."

    8. Le créalisme est une politique du Réel en tant que co-création en devenir, où le sujet cohérent-actif occupe une place co-centrale avec l'harmonium cosmique, où l'imagination, la passion, la volonté, l'art, le désir, l'amour redéfinissent sans cesse, au présent et en acte, les conditions de possibilité d'une vie désaliénée, d'une existence libre.

    ____________________________
  • MANIFIESTO DEL CREALISMO
    Ocho puntos para un infinito en pie.


    1. En el corazón de lo real actúa una creación continua, material y espiritual. “El mundo es/debe ser nuestra co-creación” es la ética diferencial de los sujetos singulares.
    Verdad cuyo evento ínter-relacional no cesa de surgir aquí y allá a través de la Historia. Verdad a menudo olvidada frente a las humillaciones desalentadoras del “mundo como va” y de los “humanos como son”. El crealismo no es un antropocentrismo que separaría artificialmente una naturaleza-objeto de un humano-dueño y posesor.
    Hay complicidades y afinidades activas entre el cosmos y aquel que se hace digno de escucharlo y obrarlo.

    2. El capitalismo altera al mundo y empuja a los humanos a desear alterar su cuerpo y su alma según estandartes ansiogénicos. Se trata de aspirar (tantos otros lo clamaron mejor antes que yo) a una alteridad diferencial en acto, una ética amorosa, política, erótica, estética, cósmica, profesional hecha de ascesis aventurada y de tentativa heroica de no amonedar sus éxtasis. La estancia contra el nihilismo hypnagógico pasa por una exigencia aparentemente megalomaníaca de descondicionamiento en devenir, una política po(i)ética que intenta devolver a la imaginación deseante, a la ideación voluntaria y generosa, al esfuerzo de invención y de apoyo de estructuras nuevas, sus letras de nobleza en el tema de la existencia.

    3. Por supuesto, en la escala in-dividual, los resultados no son a menudo
    espectaculares. El crealismo es una autodisciplina a veces ascética en un mundo donde las complicidades duraderas son escasas (la envidia competitiva ha colonizado todas las esferas, incluso donde la tradición menos la esperaba), los frecuentes obstáculos fríos (idiotez e indiferencia) y los pozos de melancolía omnipresentes.
    Pero el crealismo también es un éxtasis sensible y mental, una fuente y una
    manifestación de alegría.

    4. El crealismo plantea la primacía de la creatividad en el corazón del ser, y
    lejos de estar dispuesto sólo a las disciplinas artísticas, se trata de la dinámica de extensión de territorios vivos, una praxis ensayable y colectiva de la singularidad. Bajo esa acepción, lo Creal es un brotar imprevisible, un telar vivo de interrelaciones con vocación no-determinista, mientras que lo Real es su abono compuesto, su marco automatizado.

    5. Para los que creen en « Dios », el crealismo llega a suponer que Él no esta fijado de una vez por todas. Su identidad cambia sin cesar a medida de su co-creación con sus criaturas. El universo es una partición musical en constante (re)composición, al hilo del cual las improvisaciones siempre son posibles. Somos todos más o menos divinos según los momentos de nuestra vida, a veces durmientes ávidos, a veces actores y sensores de lo Creal. El acceso al diálogo lúcido con las fuerzas amantes del mundo es más fácil cuando el sujeto tiene una cierta ascesis antimimética y domina sus pulsiones de consumo y de regresión, al precio de un esfuerzo de renunciamiento a los (dis)gustos pavlovianos. No es fácil, porque el totalitarismo del consumo y del fango nos moviliza sin cesar, excitando nuestras neuronas cansadas de sus mensajes en apariencia contradictórios (falsa libertad de elección entre el higienismo y el pipicaca). Cada día, el sistema capitalista gasta sumas inmensas para debilitarnos. Pero por suerte, aún los débiles son mentales…

    6. Contra las castraciones de los siniestros despreciadores del vuelo, contra la colonización de lo íntimo por imperativos publicitarios duplicitarios, los
    crealistas siempre fueron relativos sacrificadores de la comodidad estandarte
    (cierto lujo les es, sin embargo, esencial). Fueron los filtros del ser, de los
    altos-parlantes, refinadores del caos. Sigamos su ejemplo, o aguantemos más y más las consecuencias esquizonevróticas de un mundo que se ha vuelto estancado por nuestro abandono o nuestra colaboración con la miseria mercantil, la morosa emulación simuladora, la sumisión al dinero que confundimos, como lo escribía Marx, con el prójimo. Actuar o sufrir la vergüenza cotidiana que intentan infligirnos los soldados (tanto mujeres como hombres) de la sociedad de clases. Volverse brujo/zahorí de las formas, de las intensidades y de las coincidencias, en vez de aceptar la banalidad de los códigos de una época saturada de callejones sin salida.

    7. Una situación de borboteo amoroso, de sincronicidades, un deseo de justicia que va más allá de las reivindicaciones salariales, un hermoso torneo sin hipocresías entre adversarios nobles. Todo menos la pusilanimidad de los arranques atrofiados,
    el embrutecimiento de los estímulos y la idiotez hambrienta, llorona, burlona,
    fatalista. La Historia acaso será triste? Deleuze decía : « La historia apenas
    designa el conjunto de condiciones tan recientes sean, de las cuales uno se aparta para « devenir », es decir para crear algo nuevo ».

    8. El crealismo es una política de lo Real como co-creación en devenir, donde el sujeto coherente-activo ocupa un lugar co-central con el armonio cósmico, donde la imaginación, la pasión, la voluntad, el arte, el deseo, el amor vuelven a definir sin cesar, en el presente y en acto, las condiciones de posibilidad de una vida desalienada, de una existencia libre.

 

  • CREALIST MANIFESTO
    Eight points towards an Infinite on your feet


    1. At the heart of reality a continuous, material and spiritual creation is acting. "The world is/has to be our co-creation" is the differential ethics of singular subjects. Truth, which inter-relational event keeps springing up here and there, along the path of History. Truth we often forget because of the disheartening humiliations of the world as it is and of the human beings as they are. Crealism is no anthropocentrism, which would artificially separate a nature-object from a human-master and owner. There are some active complicities and affinities in the chaosmos and the one who elevates himself to the dignity of listening to it and working at it.

    2. Capitalism alters the world and drives human beings to alter wilfully their bodies and souls in accordance to anxiety inducing standards. What is to be aimed at (so many people proclaimed it better before me) is a differential and acting otherness, a loving, political, erotic, aesthetic, cosmic, professional ethics made of adventurous asceticism and of a heroic attempt not to bargain one’s ecstasies. The stanza against the hypnagogic nihilism implies this apparently megalomaniac requirement of processing deconditioning, a poetic poïesis and policy trying to give back its good name to the desiring imagination, to the wilful and generous ideation, to the effort of invention and of supporting new structures in terms of existence.

    3. Of course, on the in-dividual scale, results are not often spectacular. Crealism is a self and at times ascetic discipline in a world where lasting complicities are rare (the competitive urge has colonised each and every circle, including those where tradition would least expect it), where the cold impediments are frequent (stupidity and indifference) and where the founts of melancholy are omnipresent. But crealism is also a sensible and mental ecstasy, a source and a manifestation of joy.

    4. Crealism establishes the primacy of creation at the heart of the being and far from destining itself to the artistic subjects only, it concerns the dynamical extension of living territories, a collective praxis of singularity, which can be tried. In that sense, Creality is an unpredictable blooming, a quicksilver-like fabric of interrelations meant to be non deterministic, whereas Reality is its compost, its framed automation.

    5. For the ones who believe in « God », crealism assumes « He » is not fixed once and for all. His identity keeps evolving together with his co-creation by his creatures. The universe is a musical score in constant re-composition, among the course of which, improvisation is always possible. We are all more or less divine depending on the moments of our life, at times eager sleepers, at times Creality actors and sense-givers. The access to the lucid dialogue with the loving and magnetic forces of the world is easier when the subject follows some kind of non mimetic asceticism and masters his consumption and regression drives at the price of a constant renouncement to the Pavlovian (dis)pleasures. Not that easy a thing because the totalitarianism of muck and consumption is constantly enrolling us, exciting our neurons with apparently contradictory messages driving them tired (fake freedom of choice between hygienic and yukky). Every day, the capitalist system spend huge amounts of money on lobotomising us, but fortunately, should a person be retarded, there would always be something mental about that person.

    6. Against the castrations of the scornful and sinister wing-breakers, against the deceiving advertising demands intruding on our privacy, crealists have always been giving up somehow on standard comfort (some kind of luxury is however essential to them). They have been filtering the being, voicing out loud chaos and refining it. Let’s follow their example, or let’s bear again and again the schizo-neurotic consequences of a world we made stagnant because of our abandoning it, because of our collaboration to the marketing misery, because of the dull and faking emulation, because of our submission to money we mix up, as Marx said, with others. Acting or enduring the daily shame that soldiers (both men and women) of the class society are trying to impose on us. Becoming wizards and diviners of forms, intensities and coincidences, rather than accepting the humdrum codes of an era glutted with dead ends.

    7. A situation of bubbling infatuation, synchronicities, a longing for justice beyond pay claims, a beautiful joust between noble adversaries exempt from hypocrisies. Everything but the pusillanimity of wasted impulses, the moronic stimuli and the craving and maudlin and sniggering and fatalistic stupidity. Is History sad ? Deleuze said: “History refers only to the amount of conditions, as recent as they might be, from which we drive ourselves away to “become”, that is to say to create something new”.

    8. Crealism is a policy of Reality as co-creation in process, in which the coherent and active subject holds a co-central place together with the cosmic harmonium, in which imagination, passion, will, art, desire, love are unceasingly redefining, now and in deeds, the conditions of a possible life free from alienation, of a free existence.

 

  • MANIFESTO DEL CREALISMO
    OTTO PUNTI PER UN INIZIO CONTINUO

    1) Nel cuore del reale agisce una creazione continua, materiale e spirituale. “Il mondo è, e deve essere, la nostra co-creazione” è l’etica differenziale dei soggetti individuali. Verità la cui evenienza interrelazionale non cessa di apparire qui è là nel corso della Storia. Verità spesso dimenticata davanti alle umiliazioni scoraggianti del “mondo così com’è” e de “gli uomini così come sono”. Il crealismo non è un antropocentrismo che separa artificialmente una natura-oggetto da un uomo-padrone e possessore. Ci sono delle complicità e delle affinità attive tra il caosmo e chi si rende degno di ascoltarlo e di lavorarlo.

    2) Il capitalismo altera il mondo e spinge gli uomini a voler alterare i loro corpi e le loro anime secondo modelli ansiogeni. Quello a cui bisogna mirare (tanti altri prima di me lo hanno già urlato meglio) è a una alterità differenziale in atto, un’etica amorosa, politica, erotica, estetica, cosmica, professionale costituita da un’ascesi avventurosa e da un tentativo eroico di non monetizzare le proprie estasi. La posizione contro il nichilismo ipnagogico passa per questa esigenza apparentemente megalomane di decondizionamento in divenire, una politica po(i)etica che tenta di restituire all’immaginazione desiderante, all’ideazione volontaria e generosa, allo sforzo d’invenzione e sviluppo di nuove strutture il dovuto riconoscimento ufficiale in materia d’esistenza.

    3) Sia chiaro: sulla scala individuale, i risultati spesso non sono spettacolari. Il crealismo è un’autodisciplina a volte ascetica in un mondo in cui le complicità durature sono rare (l’invidia competitiva ha colonizzato tutte le sfere, anche là dove per tradizione meno ce l’aspetteremmo), gli ostacoli freddi sono frequenti (idiozia e indifferenza) e i pozzi di malinconia sono onnipresenti. Ma il crealismo è anche un’estasi sensibile e mentale, una fonte e una manifestazione di gioia.

    4) Il crealismo instaura il primato della creatività nel cuore dell’essere, e, ben lontano dall’essere interessato alle sole discipline artistiche, concepisce la dinamica dei territori viventi una prassi facile a provarsi e collettiva dell’individualità. Da questo punto di vista, il Creale è un germoglio imprevedibile, un tessuto vivo d’interrelazioni a vocazione non determinista, mentre il Reale è il suo compost, il suo inquadramento automatizzato.

    5) Per quelli che credono in « Dio », il crealismo torna a supporre che Egli non sia fissato una volta per tutte. La sua identità cambia continuamente a misura della sua co-creazione attraverso le sue creature. L’universo è uno spartito musicale in continua (ri)composizione, nel corso della quale le improvvisazioni sono sempre possibili. Noi siamo tutti più o meno divini secondo i momenti della nostra vita, ora quando dormiamo avidamente, ora quando facciamo o godiamo il Creale. L’accesso al dialogo lucido con le forze amanti ed amate del mondo è più agile quando il soggetto gode di una certa ascesi antimimetica e padroneggia le sue pulsioni di consumo e regressione, al prezzo di uno sforzo di rinuncia ai (dis)piaceri pavloviani. Non facile, certo, perché il totalitarismo del consumismo e della degradazione ci mobilizza continuamente eccitando i nostri neuroni affaticati dai suoi messaggi apparentemente contraddittori (falsa libertà di scelta tra l’igienismo e la buffoneria). Ogni giorno il sistema capitalista dispensa delle somme enormi per rincretinirci. Ma fortunatamente anche i cretini hanno una testa.

    6) Contro le castrazioni delle sinistre spregiatrici del volare alto, contro la colonizzazione dell’intimità da parte degli imperativi pubblicitari duplicitari, i crealisti sono sempre stati dei relativi sacrificatori del confort standard (un certo lusso gli è purtuttavia essenziale). Sono sempre stati filtri dell’essere, del parlare alto, dei raffinatori del caos. Seguiamo il loro esempio, o sopportiamo ancora e per sempre le conseguenze schizonevrotiche di un mondo reso stagnante dal nostro abbandono o dalla nostra collaborazione con la miseria mercantile, la morosa emulazione simulatrice, la sottomissione al denaro, che ci confondono, come scriveva Marx, con gli altri. Agire o subire la vergogna quotidiana che tentano di infiggerci il soldati (siano essi uomini o donne) della società di classe. Farsi mago, quindi curatore, delle forme, delle intensità e delle coincidenze, piuttosto che accettare la banalità dei codici di un epoca satura di vicoli ciechi.

    7) Una situazione di ricuocimento amoroso, di sincronicità diverse, un desiderio di giustizia che va al di là delle rivendicazioni salariali, una bella giostra senza ipocrisie tra avversari nobili. Tutto, salvo la pusillanimità degli slanci atrofizzati, l’abbrutimento degli stimoli e l’idiozia affamata, lacrimosa, sghignazzante, fatalista. La Storia è triste? Deleuze diceva: “La storia disegna solamente l’insieme delle condizioni per quanto recenti siano esse, da cui ci si allontana per divenire, cioè per creare qualcosa di nuovo.”

    8) Il Crealismo è una politica del Reale come co-creazione in divenire, in cui il soggetto coerente-attivo occupa una posizione co-centrale con l’armonium cosmico, in cui l’immaginazione, la passione, la volontà, l’arte, il desiderio, l’amore ridefiniscono continuamente, al presento ed in atto, le condizioni di possibilità di una vita disalienata, di una esistenza libera.

08:59 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : manifste, créalisme | |  Facebook | |  Imprimer

05/07/2010

L'Avatar des sens

 

avatar_movie.jpgÀ l’heure où partout sonnent les chronomètres de la course à l’innovation numérique, au temps où de ridicules chantres de la singularité, tel Ray Kurzweil, annoncent en comiques prophètes l’avènement de ce qui existe depuis toujours et fait même la spécificité humaine, à savoir que nous sommes des composés de chairs et de machines (machines désirantes disait Deleuze), je repense au film Avatar, quelques mois après l’emballement collectif. M’en voudra-t-on de répéter que j’avais trouvé ce film décevant à sa sortie ? Je n’ai pas changé d’avis, au contraire. C’est un film optique où l’on vole beaucoup – ce n’est pas un film qui nous élève durablement.

 

Le domaine optique est celui de la vue, du spectacle. Il nous met en position de capteurs, tels le tournesol face au soleil. Plus une image est saturée d’informations, précise, dimensionnée, moins l’imagination travaille. Avatar, ce fut pour moi les mêmes sensations qu’un film en deux dimensions, avec le mal de tête en plus. Sans doute ne savons-nous pas encore narrer, à l’écran, des histoires multidimensionnelles. En tous cas pas sur le mode purement optique.

 

À quand un cinéma haptique ? Le domaine haptique est celui du toucher volontaire, de la main qui explore, qui caresse ou qui saisit. Il y a là une action, un corps dans un monde qui se perçoit comme une totalité. Les sens sont en partie mobilisés. Mais à quand, surtout, un cinéma de masse qui ne confonde pas pathos et empathie ? Le domaine empathique est celui de l’émotion questionnante, pas du sentimentalisme standard. Il y a non seulement l’action de ressentir l’autre, mais aussi de se mettre dans sa peau sans pour autant épouser son caractère, et encore moins les clichés de l’époque. Chacun de nous s’est irrité lorsque ses parents ou des amis ont tenté de le consoler sur un mode convenu. Le pathos, la bienveillance forcée sonnent toujours un peu faux. En revanche, nous sommes enchantés lorsque quelqu’un déchiffre en nous un paradoxe que nous n’avions pas senti. C’est cela l’empathie heureuse : une découverte à deux de l’étrangeté de la Vie.

 

Dans les trois cas, empathique, optique, haptique, nous recevons des signes. Mais si des signes optiques et haptiques peuvent être transmis par de pures machines, la perception de signes empathiques définit la présence d’une conscience. Et qui dit conscience dit possibilité d’un autre regard sur le monde. Pour inverser la phrase de Rimbaud, nous découvrons par l’empathie que l’autre permet le je, en ce que les questions qu’il provoque éveillent notre propre conscience, notre étonnement, notre questionnement.

 

Un dispositif numérique comme celui du film Avatar est très puissant sur le mode optique. Le pathos manichéen y fonctionne assez bien. Mais quand à l’empathie, c’est assez pauvre, car toutes les belles hypothèses que le film soulève, tous les plans qui pourraient s’attarder sur une chimère, un mystère diffus, la possibilité d’une extase, sont vite recouvertes par la nécessité de faire un spectacle d’action haletant, presque vide.

 

Trop rapide, l’optique tue l’empathique, qui a toujours besoin de temps pour éprouver l’inconnu, percevoir l’inouï, sentir une direction qui n’a pas encore été prise. Prenons garde que le monde que nous construirons au XXIe siècle ne soit pas un gigantesque avatar. L'avatar des sens.

 

21:42 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | |  Imprimer