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17/07/2013

Créalisme - Fin de la saison 1

Ce site est un lieu d'archives et ne publie plus (mais accepte toujours les commentaires). Vous pouvez suivre Luis de Miranda et la saison 2 du créalisme sur cet autre blog.

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18/07/2012

"L'ÊTRE ET LE NÉON", UNE AUTRE INITIATION AU CRÉALISME

Par Yann Moulier-Boutang Ancien élève de l'ENS, Yann Moulier-Boutang est professeur agrégé des universités en sciences économiques, et enseigne notamment à l’université de technologie de Compiègne. Il dirige la rédaction de la revue Multitudes, et a publié notamment Le Capitalisme cognitif, la nouvelle grande transformation(éditions Amsterdam, 2008).

Urbanité des réseaux sociaux

Je ne connaissais pas Luis de Miranda. Je n’avais pas lu ses livres, dont le catalogue est impressionnant.  C’est à travers quelques échanges sur Internet que nous sommes devenus « amis » virtuels. La force des liens faibles permet des rencontres qui auraient demandé beaucoup de temps et pas mal de chance. J’ai appris ainsi que Luis de Miranda est à la fois philosophe, écrivain, éditeur, tarabusté par notre contemporain, grand amateur de « créativité », ou plus exactement fermement décidé à donner un statut à cette notion qui est devenue, comme le « développement durable », un décor commode pour masquer un vide effarant de pensée.  Aussi, quand il m’a demandé d’écrire une préface pour son nouveau livre, j’ai dit oui, malgré les contraintes de temps (qui est heureusement dilatable, contrairement à ce que racontent ceux qui se lamentent sur le temps qui passe). Et je n’ai pas regretté le petit coup de folie d’inscrire son livre à la liste des choses à faire. Car ce petit livre est un bijou d’intelligence, de finesse, de culture qui prend un objet technique sans rechigner et le tourne et le retourne comme Heidegger nous avait appris à le faire avec les chaussures de Van Gogh.

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articles liés au livre :

Le salon littéraire

Magazine clés

 Interview de Luis de Miranda autour du livre (France culture) :
podcast

 

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28/03/2012

Luis de Miranda parle de la mutation créaliste

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 Cliquer sur l'icône PODCAST


podcast
 

 

Enregistré le 27 octobre 2011 - Interview radio (BFM)

 

Le créalisme est un mouvement philosophique, artistique, politique et existentiel nommé par Luis de Miranda dans les années 2000, à partir du néologisme Créel (néologisme forgé à partir de créer et de réel), terme qui trouve son origine dans son roman Paridaiza et dans son essai sur Deleuze, "Une vie nouvelle est-elle possible ?" Les sources sont, entre mille autres, Nietzsche, Bergson, Lacan, Hegel, Heidegger et Deleuze.

Le créalisme est le respect amoureux des différences qui veulent advenir à l'existence et son mot d'ordre est faire exister ce qui n'existe pas en devenant compositeur de sa vie. C'est historiquement la prise de conscience collective, après l'effondrement post-moderniste, que la réalité n'est pas analogue à la vérité, mais que les producteurs du réel tendent à chaque époque à imposer leur codage comme vrai et absolu. La création s'étend dans le domaine public. L'émancipation humaine repose non pas sur l'adaptation aux protocoles existants, mais sur l'ordination de nouveaux ordres reflétant mieux notre âme et notre désir, un processus que les artistes connaissent bien et qu'il s'agit de démocratiser. Il s'agit de faire de la Terre notre oeuvre d'art musicale, harmonieuse. Le créalisme vise à enchanter les pratiques sociales et à introduire du jeu dans nos codes. Désobjectiver notre monde et désautomatiser les humains. Le créalisme ne dit pas que le réel n'existe pas, mais qu'il est toujours déjà mort ou en cours de décomposition (et donc à terme étouffant), puisque sans cesse dépassé par le créel et la nécessité de nouvelles ordinations répondant à l'onde de la novation (qui n'est pas nécessairement une innovation technologique).

 

Le créalisme n'est pas une réactivation de la perspective protagoréenne, trop anthropocentrique, qui fait de l'homme un manipulateur et de la vie un arsenal. Le créalisme n'affirme pas que l'homme est le créateur originel et le maître et possesseur de la nature. Les humains ne peuvent rien créer sans l'aide du chaosmos qu'est le créel. L'humain ordonne des mondes, choisit parmi les multiples possibles du fleuve des crealia, dont la plupart restent des vibrations en puissance. Nous devons retrouver notre capacité à co-construire le monde plutôt que nous adapter à des réalités construites par des créordinateurs qui chercheraient à avoir le monopole de la production du réel.

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07/03/2012

conférence sur le créalisme à l'ENS

 

Club de la Montagne Sainte-Geneviève – École Normale Supérieure

Dans le cadre du colloque « REPENSER NOS FORMES DE VIE À L’AUNE DES NOUVELLES TECHNOLOGIES »

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17 mars 2012 – 14h45 – Amphi Rataud - 45 rue d'ULM - Paris


« Numérisme et créalisme : la dialectique du siècle à venir ? »

par Luis de Miranda


Lire ici le texte de l'intervention :

 

créalisme.pdf

 

 
Abstract
 

« L’homme est le génie de l’équivoque », écrivait Merleau-Ponty. L’épopée humaine est en effet susceptible d’une duelle interprétation. Loin d’être seulement le gardien de l’être, le poète de la Terre (Heidegger), il en est aussi, selon l’expression de Foucault, « le principe ordinateur ». Nous nommons « numérisme » l’activité humaine d’ordination du réel, de nomination, de mesure, d’agencement, de calcul, de codification sans laquelle on ne saurait parler de société. Nous nommons « créalisme », par dialectique, la faculté de renouveler ces codes ordinateurs producteurs de réalité, de démonter puis recomposer le jeu des protocoles sociaux, de hiérarchiser les valeurs idéologiques qui articulent nos formes de vie. Numérisme et créalisme sont sans doute antérieurs à l’invention desdites nouvelles technologies, mais leur dialectique s’est exacerbée avec la modernité. En examinant depuis Leibniz jusqu’à nos jours les archives de l’histoire des computeurs et les discours afférents à la supposée révolution numérique, nous nous demanderons à quelles conditions la liberté reste possible dans un monde de cyborgs. S’il est vrai que le « nouvel esprit du capitalisme » (Boltanski, Chiapello, 1999) s’appuie sur l’idéologie de l’épanouissement personnel, il est fort probable qu’il soit dépassé par les contradictions engendrées par cette idéologie même, intenable en pratique. D’où l’intérêt de penser un « créalisme » avec le numérisme, en tant que nouvel esprit artistique et politique, investi dans le réel mais non désinvesti de l’imaginaire, et dont l’œuvre commune serait la Terre comme métacyborg. Loin des peurs mécanistes et des fantasmes d’asservissement par les automates, le créalisme nous permet d’entrevoir une forme de vie qui intensifie à la fois création personnelle et harmonie collective...

 

Repenser nos formes de vie (7) - «Numérisme et créalisme : la dialectique du siècle à venir ?» par Luis de MIRANDA from CMSG on Vimeo.

 

Lire ici le texte intégral de l'intervention :

numérisme-créalisme-miranda.pdf


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24/02/2012

30 propositions pour une société créaliste

Texte d'abord publié le 11/04/2010

 

Merci à la centaine de présents à la soirée de ce vendredi, qui se sont donnés au jeu des règles pour une société autre. Voici un pot-frais de ce qui est ressorti de leur stylo. Co-création politique :

1 - Dire oui au passage du dedans vers le dehors et vice versa.

2 - S'employer à gommer son ego.

3 - Rien n'est vrai, tout est possible.

4 - Règle d'apprentissage : partir d'un domaine éloigné pour se rapprocher du point à enseigner.

5 - Ne jamais imaginer la réponse de l'autre avant de l'entendre.

6 - Avoir toujours, partout et à chaque contact, de la bienveillance.

7 - Dream you heart forth. Take action to instill your reality.

8 - Prendre son voisin par les bras et le faire voler comme un papillon.

9 - La vraie vie doit commencer très tôt.

10 - Efforcez-vous de voir l'autre en vous.

11 - Parler pour créer.

12 - Censurer la censure.

13 - Ne respirer qu'avec le ventre.

14 - Être responsable de ses actes, assumer les conséquences de ses choix.

15 - La liberté est une valeur fondamentale non négociable.

16 - Toujours se demander : Que penserais-je de ce que je suis en train de faire si j'étais quelqu'un d'autre ?

17 - Chercher son bonheur dans quelque chose qui ne s'achète pas.

18 - Interdire des domaines à l'économie.

19 - Répondre aux propositions de faire l'amour selon son désir. Arrêter de considérer le désir comme une perversion.

20 - Abolir les frontières et remettre la calèche au goût du jour.

21 - Encourager et valoriser le développement des particularités propres de chaque individu naissant pour qu'il puisse offrir sa fleur unique au monde (au lieu d'abraser ces particularités pour en faire un être standardisé).

22 - Arrêter de faire la gueule sans raison et respirer sous l'eau comme les raies mantas.

23 - Rendre le déraisonnable obligatoire.

24 - Identité internationale pour tous. Possibilité d'aller travailler n'importe où.

25 - Respecter et préserver les lieux d'expression artistique.

26 - Arrêter de marcher pour danser dans la rue. Se donner des fleurs en échangeant des mots courtois.

27 - La fin ne doit jamais justifier les moyens.

28 - Se faire des baise-mains érotiques.

29 - Chaque personne qui émet un jugement critique doit aussitôt faire une contre-proposition positive.


30 - Et vous, quelle est votre règle pour une société créaliste ?

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23/02/2012

Crealism or capitalism ?

York University, Toronto, 2011

00:51 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

16/02/2012

MANIFESTE DU CRÉALISME

Huit points pour un Infini debout, par Luis de Miranda, 14 décembre 2007.

 

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1. Au coeur du réel agit une création continue, matérielle et spirituelle. "Le monde est/doit être ma création" est l'éthique différentielle des sujets singuliers. Vérité dont l'événement inter-relationnel ne cesse de surgir çà et là au fil de l'Histoire. Vérité souvent oubliée face aux humiliations décourageantes du "monde comme il va" et des "humains comme ils sont". Le créalisme n'est pas un anthropocentrisme qui séparerait artificiellement une nature-objet d'un humain-maître et possesseur. Il y a des complicités et des affinités actives entre le chaosmos et celui qui se rend digne de l'écouter et de l'oeuvrer.

2. Le capitalisme altère le monde et pousse les humains à vouloir altérer leur corps et leur âme selon des standards anxiogènes. Ce qu'il s'agit de viser (tant d'autres l'ont mieux clamé avant moi), c'est à une altérité différentielle en acte, une éthique amoureuse, politique, érotique, esthétique, cosmique, professionnelle faite d'ascèse aventureuse et de tentative héroïque de ne pas monnayer ses extases. La stance contre le nihilisme hypnagogique passe par cette exigence apparemment mégalomaniaque de déconditionnement en devenir, une politique po(i)étique qui tente de redonner à l'imagination désirante, à l'idéation volontaire et généreuse, à l'effort d'invention et de soutien de structures nouvelles leurs lettres de noblesse en matière d'existence.

3. Bien entendu, à l'échelle in-dividuelle, les résultats ne sont pas souvent spectaculaires. Le créalisme est une autodiscipline parfois ascétique dans un monde où les complicités durables sont rares (l'envie compétitive a colonisé toutes les sphères, y compris là où la tradition l'attend le moins), les obstacles froids fréquents (idiotie et indifférence) et les puits de mélancolie omniprésents. Mais le créalisme est aussi une extase sensible et mentale, une source et une manifestation de joie.

4. Le créalisme pose le primat de la créativité au coeur de l'être, et loin d'être agencé aux seules disciplines artistiques, il concerne la dynamique d'extension des territoires vivants, une praxis éprouvable et collective de la singularité. Sous cette acception, le Créel est un bourgeonnement imprévisible, un tissu vif d'interrelations à vocation non-déterministe, tandis que le Réel est son compost, son encadrement automatisé.

5. Pour ceux qui croient en "Dieu", le créalisme revient à supposer qu'Il n'est pas figé une fois pour toutes. Son identité change sans cesse à mesure de sa co-création par ses créatures. L'univers est une partition musicale en constante (re)composition, au fil de laquelle les improvisations sont toujours possibles. Nous sommes tous plus ou moins divins selon les moments de notre vie, tantôt dormeurs avides, tantôt acteurs et senseurs du Créel. L'accès au dialogue lucide avec les forces aimant(é)es du monde est plus aisé lorsque le sujet tient une certaine ascèse antimimétique et maîtrise ses pulsions de consommation et de régression, au prix d'un effort de renoncement aux (dé)plaisirs pavloviens. Pas facile, car le totalitarisme de la consommation et de la fange sans cesse nous mobilise en excitant nos neurones fatigués de ses messages en apparence contradictoires (fausse liberté de choix entre l'hygiénisme et le caboucadin). Chaque jour, le système capitaliste dépense des sommes énormes pour nous débiliser. Mais heureusement, même les débiles sont mentaux...

6. Contre les castrations des sinistres contempteurs d'envol, contre la colonisation de l'intime par les impératifs publicitaires duplicitaires, les créalistes ont toujours été de relatifs sacrificateurs de confort standard (un certain luxe leur est pourtant essentiel). Ils ont été des filtres de l'être, des haut-parleurs, des raffineurs de chaos. Suivons leur exemple, ou supportons encore et toujours les conséquences schizonévrotiques d'un monde rendu stagnant par notre abandon ou notre collaboration avec la misère marchande, la morose émulation simulatrice, la soumission à l'argent que nous confondons, comme l'écrivait Marx, avec autrui. Agir ou subir la honte quotidienne que tentent de nous infliger les soldats (autant de femmes que d'hommes) de la société de classes. Se faire so(u)rcier des formes, des intensités et des coïncidences, plutôt que d'accepter la banalité des codes d'une époque saturée de culs-de-sac.

7. Une situation de bouillonnement amoureux, des synchronicités, un désir de justice allant au-delà des revendications salariales, une belle joute sans hypocrisies entre adversaires nobles. Tout sauf la pusillanimité des élans atrophiés, l'abrutissement des stimuli et l'idiotie affamée, larmoyante, ricanante, fataliste. L'Histoire est triste ? Deleuze disait : "L'histoire désigne seulement l’ensemble des conditions si récentes soient-elles, dont on se détourne pour 'devenir', c’est-à-dire pour créer quelque chose de nouveau."

8. Le créalisme est une politique du Réel en tant que co-création en devenir, où le sujet cohérent-actif occupe une place co-centrale avec l'harmonium cosmique, où l'imagination, la passion, la volonté, l'art, le désir, l'amour redéfinissent sans cesse, au présent et en acte, les conditions de possibilité d'une vie désaliénée, d'une existence libre.

 

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15/02/2012

Créanalyse de la Ville Lumière (L'être et le néon)

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