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16/07/2011

Le métajoueur créaliste

 

En lecture et téléchargement libre, voici le chapitre 4 ("Application IV") de L'ART D'ÊTRE LIBRES AU TEMPS DES AUTOMATES (Luis de Miranda, Max Milo, 2010)

 

Application IV.pdf

 

 

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13:03 Publié dans philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : automates, créalisme, miranda | |  Facebook | |  Imprimer

12/07/2011

GET RID OF THE GREED : des activistes américains et les créalistes unissent leur énergie

 

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18:56 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

11/07/2011

La spéculation, maladie mentale de la Terre

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Aux temps scolastiques, le meilleur investissement à long terme semblait garanti par l’Eglise, qui fournissait à la fois pouvoir séculier sur les humains et jouissance dans l’au-delà. Une maladie théorique se développait à l’ombre des cloîtres, qui consistait à couper les missels en quatre dans l’interprétation du dogme. Les théologiens s’affrontaient sur le nominalisme, les universaux, la signification de la Trinité, gonflant une bulle spéculative à partir d’un gaz aussi vaporeux qu’inébranlable : l’existence d’un dieu unique et totémique. Les schismes religieux, s’appuyant sur des finesses exégétiques à propos de la manière de placer son âme à la banque divine, entraînèrent des abus de pouvoir et parfois des bains de sang qui, avec le recul de la «mort de Dieu», nous paraissent insensés. Mais avons-nous vraiment évolué, ou seulement déplacé le symptôme ?


Quand une humanité moins démente se penchera sur notre époque, elle constatera que nous avons transféré notre pulsion spéculative, notre course à l’absolu jouissif, sur une idole en apparence plus proche, la plus-value. La spéculation n’est plus le fait de la scolastique, mais de la stochastique des stock markets, une pseudoscience financière de l’aléatoire dont l’absolu, aussi inatteignable, est la rentabilité maximale en un temps minimal ; autrement dit, comme dans le film Alien, un monstre à gestation instantanée. Au prétexte qu’aucune économie ne pourrait tenir sans la croyance à la divine plus-value, indexée, comme l’a montré Lacan, à notre «plus-de-jouir», une part de notre cerveau collectif persiste à spéculer à tous crins, c’est-à-dire à prendre une position de surplomb accrochée au mythe de la Marchandise absolue, pour gérer des spectres, avec par définition une considération minimale pour l’humain - le sort du quidam ordinaire est le dommage collatéral des organisations financières. Dans les bureaux de direction des grands groupes, comme par exemple Veolia, on a désormais un terme pour tout ce qui concerne le facteur humain : «le mou». Par opposition aux chiffres, au financier, au commercial, qu’on baptise «le dur». L’humain, aux yeux du discours capitaliste, c’est l’informe, ce qui n’a pas de colonne vertébrale, ce qui déborde et qu’on doit écrémer. Peut-être est-ce aussi ce qui se pénètre et se prend sans trop de résistance - car, quant au «dur», la métaphore phallique est évidente.


Au cœur des régimes spéculatifs, qu’ils soient économiques, politiques ou théologiques, on trouve un même mépris des lignes de vies au profit des abstractions binaires, un certain ressentiment vindicatif à l’égard des existences dans leur diversité disparate, qui font toujours un peu désordre. L’humanité a toujours été tentée par l’épuration dogmatique : parce qu’une société doit générer un certain ordre pour fonctionner, elle tend à éliminer ou marginaliser tout ce qui excède sa codification, à privilégier la carte au détriment du territoire ; les axes tranchent au cœur de la chair et de l’inconnu. Et si nous arrêtions de spéculer ?


Si la Terre est un être vivant, on peut en effet considérer qu’elle a un cerveau collectif. Comme chez tout individu, notre pensée commune peut se déconnecter de la vie, s’enfermer dans des rituels autodestructeurs. Parce que les humains sont la tête chercheuse de la Terre, nous avons toujours eu tendance à la surchauffe spéculative : le rêve de se détacher du réel pour engendrer des sphères habitables, qui, quand elles perdent de vue la richesse créative de la Vie, ne s’avèrent viables qu’un temps et éclatent comme des abcès. Lorsque notre tendance à spéculer reste attentive aux devenirs des êtres, elle peut engendrer des possibles à la fois incarnés et aériens. Mais quand, comme c’est le cas au sein du microsystème boursier, la spéculation se disjoint de la complexité des destins quotidiens ou nationaux, elle secrète comme un groupe de cellules virtuelles qui tournerait en vase clos sans se soucier de la santé de l’organisme qu’il occupe. Le régime spéculatif devient une maladie. Et ses médecins sont moliéresques : les années qui viennent devront sonner le glas du règne ubuesque des agences de notations financières. Je propose de créer une nouvelle norme de rating à destination… des agences de notation elles-mêmes. A Standard & Poor’s, Fitch, Moody’s et consorts, dont l’activité feutrée consiste à abaisser le moral de nations entières, de la Grèce, du Portugal, de l’Irlande et bientôt sans doute de la France, jouant avec trois lettres de l’alphabet du destin des peuples, nous donnerons la note suivante : CCC, «extrêmement spéculatif». Note réservée aux mauvais élèves de l’existence commune, et qui pourrait signifier : Coupés du Concret et du Collectif.

 


Par LdM, Auteur de «Peut-on jouir du capitalisme ?», Ed Max Milo.
     

  

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09/07/2011

CREALIA 2011 - LA VIE NOUVELLE EN DEVENIR

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Que fais-tu en septembre, le week-end du 16-17-18 ?

Les créalistes t'invitent au bord de la mer, au Portugal, à Moledo, pour la première rencontre internationale créaliste. Deux jours de dialogues autour du Créel, mais aussi de musique, de projections, de débats, de lectures, d'équipées dans la région, en forêt ou en mer : nous poserons les fondations, peut-être d'un rassemblement annuel, si cela nous inspire. La commune de Moledo est un village balnéaire qui peut se prêter à une forme de festival-symposium annuel... Politique et poétique...

Nous pourrons loger un certain nombre de personnes dans une ou deux maisons confortables à quelques mètres de la plage. Pour tous les autres, les logements sont très accessibles.

Deux aéroports proches, Porto et Vigo, sont desservis par des vols peu chers. Le train aussi est un moyen de transport possible. Pourquoi pas le bateau.

 

En présence active de :

Luis de Miranda, auteur de Une vie nouvelle est-elle possible ? (Éditions Nous) - Lecture d'extraits : LE ROMAN DU CRÉEL

Dorian Astor, auteur de Nietzsche, une biographie (Folio/Gallimard) - Présentation : NIETZSCHE ET LE CONCEPT DE RÉALITÉ

____

 


Hello, are you free on the week-end of the 16 to 18 of september ?
We invite you to Moledo, Portugal, for the first international crealist gathering : there will be room at one or two houses by the beach. Bring your ideas, your skills and your event propositions (concert, readings, debates, etc.)

14:12 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer

05/07/2011

LIFE AS CREAL, SOCIETY AS ORTHOPOïESIS

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Crealist philosophy developped by Luis de Miranda in his various
books, non-fiction and novels, renames the vital flow as the Creal, an
ever creative and mostly invisible immanent process, metamorphosis of
all the possibles, from wich the humans actualize, on a recurrent
basis, a minimal part in order to shape an habitable territory, the
realities. Our coded realities are created, and being human is being a
technological animal.

The crealities that allow us to survive are systems of shapes. Those
shapes are formed by our labelization, a naming that creates a
framing. Since the first satellite Sputnik was launched on space in
1957 the hypothesis of Gaïa is no longer a speculation : the earth has
become an individual, and therefore we can consider it as our ever
transforming work of art.

Numerism and crealism have always been the dialectical crescendo of
humanity : we name, calculate, organize, and even our nature is now
the result of a technology of transformation. But in order not to
become coded robots, technological zombies, automatons, we need to
keep a fidelity to the vital forces of the Creal, wich nourrished our
poïetical capacities. If History is an orthopoïesis, we have to
explain how certain places of the Creal tend to become technical, or,
in other words : why are there forms or a spiritual perception of
forms ? Why does life needs realities ? Crealism stance that some places (forces) of the Creal tend to impose their direction, and this momentanuous thrives (pushes of direction), create realities. 

11:14 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer